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L'édition 2010 > Les cadeaux ...

Gagnants Chicago & New York 2009

 

PETER KLYM : RETOUR DE CHICAGO

 

Consultant en management installé en France depuis 1983, Peter Klym, 48 ans, vit aujourd'hui à Lisle-sur-Tarn, près de Toulouse. Tiré au sort en 2008, lors de sa participation au Marathon de la Baie du Mont St Michel, il participait le 8 octobre dernier au marathon de Chicago. Parti de Toulouse pour attraper depuis Paris un vol, direction Chicago, Peter Klym a « fait » la course en 3h23m39s, soit deux minutes de plus que son meilleur temps.
Le tout dans une « superbe ambiance et des conditions idéales ».
 

 Debout dès 1 h du matin le Jour J !

Même s’il n’a pas vraiment été perturbé par le décalage horaire une fois arrivé sur place, en sportif rigoureux qu’il est, Peter a vite trouvé ses marques. « Le matin du départ, j’ai pris mon petit déjeuner trois heures avant et je suis resté un peu au lit. Comme j’étais venu seul, j’avais emmené un peu de travail avec moi, histoire de m’occuper même si le vendredi, nous avons eu droit à une visite guidée de la ville et pu bénéficier de temps libre ensuite. D’une façon générale, arrivé à Chicago le jeudi, je me suis reposé avec une règle : ne pas marcher 10 h avant un marathon. »
 

Un froid de canard

Après beaucoup de pluie les jeudi et vendredi, le matin du départ, il faisait très froid sur la ville américaine : « en dessous de zéro le dimanche ! Dans ces cas-là, il faut bien se couvrir avant d’enlever ses vêtements au dernier moment. Nous étions 34 000 au départ et 33 000 ont terminé la course. »
 
Avec un temps réalisé de 3h23, Peter a battu son record : «  j’aurais bien aimé faire 3h15 mais après 30 km , j’ai un peu ralenti : j’en étais à 1h37 au 1er semi marathon. Bref !j’ai fini
3 011 ème. »
 
Repos le dimanche soir avant de reprendre un vol le mardi. Peter reste marqué par cette expérience US : « c’est vraiment un moment à ne pas manquer, ne serait-ce que pour l’ambiance ! Il y avait plus d’un million et demi de personnes tout au long du parcours. A Chicago, on n’a pas le droit de décevoir les gens d’autant plus que l’organisation est remarquable avec énormément de bénévoles et des points de ravitaillement, 23 au total, tous les2-3 km.
Une autre chose m’a marqué : c’est la jeunesse des participants avec beaucoup de jeunes de 16-18 ans. Prenez notre groupe : on ne comptait que deux coureurs de moins de 30 ans. La moyenne en France se situe plus aux alentours de 40 ans. Et bien sûr, c’est un marathon très international ! »
 

Joël FOURBOUL : RETOUR DE NEW YORK

«Emporté par la foule... »

Manager dans une entreprise spécialisée dans la construction de camions à Caen, Joël Fourboul, 45 ans, a été tiré au sort en 2008, lors de sa participation au Marathon de la Baie du Mont St Michel. Le 1er novembre dernier, il participait au marathon de New York. Parti de Paris, il est arrivé le 29 au soir dans la Grosse Pomme, à 22 heures. Des « images plein la tête » il a battu son record, au milieu de 42 000 participants, en faisant la course en 4h7mn59secondes.

 

C'est surtout la veille au soir de son départ de Caen que Joël a pris conscience de l'enjeu : « Ah oui ! C'est demain que je prends l'avion pour NY ! Wouah ! Jusqu'alors, je ne m'étais pas encore trop focalisé sur la course même si j'étais content de mon entraînement hebdomadaire : 2h le dimanche, ¾h le jeudi soir... Cela dit, depuis 15 jours, j'avais ralenti... »
Joël Fourboul avait donc levé le pied pour mieux le poser dans Manhattan. Tour en bus avec les 84 autres personnes arrivées de son groupe comme lui pour faire la course (participants et accompagnateurs) – « une très bonne manière de découvrir les autres participants mais aussi les contours de la ville et très vite, direction la 11ème avenue, Midtown, pour aller chercher son dossard. Numéro 51 239.
« C'est un peu comme à Paris, Porte de Versailles, un immense hall avec plein de kiosques ».

Si le premier jour, Joël portait encore des chaussures de ville, dès le vendredi, il optait pour de bonnes baskets, manière de découvrir NY et de faire du shopping, « avec 12 km par jour de marche, en plus des courses en taxi ! » se rappelle-t-il. Il faut dire que ce papa de deux filles, 10 et 17 ans, avait un mission de la plus haute importance : rapporter des tee-shirts Abercrombie !

Le dimanche matin, réveil à 5h ¼ pour partir à 6h rejoindre le marathon ! « Nous nous sommes d'abord rendus en bus sur Staten Island, en empruntant le pont. L'organisation est grandiose ! Il y avait des centaines de bus qui débarquaient les gens, des toilettes sur des kilomètres, du thé, du café de distribués... Ensuite, j'ai eu 3 heures à attendre. On est regroupé par couleur. »
Qu'est-ce qu'on fait pendant ce temps ? «  On cogite, on essaie de se destresser, de se chauffer. J'ai parlé avec des Italiens, des Anglais. On s'identifie facilement : on a tous les couleurs de notre drapeau sur soi, parfois peints sur nos visages ! »

1ère vague, coup d'envoi et coup de canon ! « C'est vraiment à l'américaine avec un speaker qui fait monter l'adrénaline. En plus le pont est à deux étages ! C'est impressionnant ! Voir tous ces coureurs s'élancer : quelle émotion ! »

Quand vient sont tour, Joël a la chance d'être en haut du pont (3 km) : « on prend nos couloirs, le départ est fluide, ça ne bouchonne pas. J'ai de la chance de voir les hélicos tourner au-dessus de nous, avec Manhattan à gauche. »

Surprise : les marathoniens apprécient énormément de voir le site. Il faisait beau, avec une température idéale de 13°, pas trop de vent. J'étais hyper content. Je me suis même arrêté pour prendre en photo 3 coureurs françaises ».

Coté organisation, Joël a vivement apprécié les points de ravitaillement tous les miles (1,6 k!) : on peut avoir envie de boire. Personnellement, je buvais tous les 3 kms ».

 

4h7mn59secondes plus tard, notre homme se retrouvait en plein Central Park, « coincé dans un flot humain », « heureux », une couverture en aluminium sur les épaules? On récupère ses sacs, on se rhabille. Retour à l'hôtel. Un dernier achat pour soi : des baskets pour son prochain marathon...




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