Il s’en est fallu de pas grand-chose pour que marathon reste un obscur village grec et ne devienne jamais la distance reine de la course à pied…
Certains d’entre vous l’ignorent peut-être et n’utilisent le mot marathon que pour citer l’épreuve de
Un peu d’Histoire. Il y a près de 2500 ans, le 13 septembre 490 avant Jésus-Christ, des athéniens en minorité mais emmenés par le stratège Miltiade mirent fin à l’invasion des Perses dans cette plaine de Marathon. Victoire par surprise où 6500 perses furent tués pour seulement 200 athéniens ! Selon la légende, c’est à cette occasion qu’un messager du nom de Philippidès courut annoncer la victoire aux habitants d’Athènes. Il mourut d’épuisement au pied de l’Acropole, après quatre heures de course juste après avoir prononcé « Nikekamen » « nous avons gagné ». Ce souvenir sera la base de la création des Jeux Olympiques modernes en 1896 à Athènes par le français le Baron Pierre de Coubertin. Le premier marathon olympique ralliera ainsi Marathon à Athènes soit
C’est donc une sorte de retour aux sources qui se voyait proposé à un groupe de coureurs que j’encadrais récemment, pour un stage marathon, à marathon ! Vingt cinq stagiaires ont ainsi couru dans les pas de Philippidés et de Spiridon Louys, à l’occasion de jolies séances d’entraînement, chargées d’Histoire. Parmi ces coureurs, Fabrice, homme de théâtre et profil grec, s’est mis à courir uniquement pour revivre ce passé. Pèlerinage intérieur avec ce hasard d’être né un 13 septembre également. Un programme complet alliant sport, vacances et culture : Musée olympique - test VMA - bronzette à Skinias (la plage de Marathon) - allure au seuil - Acropole - longue sortie - stade antique (de marbre) - étirements - balnéo…le tout entrecoupé de rires et de « mythos »*. Mais aussi l’occasion de faire toutes les mises au point officielles concernant justement le marathon. Par exemple sur les
*mythos : non, ce n’est pas un dieu grec… mais le nom de la bière locale, que n’a pas connue Philippidès.